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Introduction
:
Il
s'agit d'une branche à part et mystique de l'Islam sunnite. Le but des
adeptes du soufisme est la recherche de l'Amour
de Dieu et de la sagesse par des exercices spirituels qui
varient d'une fraternité à une autre et qui paraissent
quelquefois étranges. Les soufis ont un grand respect pour Jésus
et pour les traditions religieuses dont le christianisme.
Sous
certains aspects la pratique soufie semble proche de la foi
chrétienne. Plus que le reste de l'Islam, elle se veut adaptée au style
de vie de notre époque, bien que les soufis disent pratiquer les
cinq piliers de l'Islam (les cinq prières quotidiennes en arabe,
le pèlerinage à la Mecque, etc etc).
Beaucoup
de passages de la Bible parlent du bénéfice à rechercher
passionnément la sagesse (Proverbes 1:20,
3:19,
4:5,
etc...)
Toutefois
... rechercher l'amour
de Dieu, mais comment ?
Pour
expliquer cette recherche du pur amour de Dieu, des soufis content
l'histoire des papillons qui volent, admiratifs, autour de
la flamme d'une bougie. Il y a le roi des papillons (le sage) et
les autres papillons. Ces derniers disent au papillon sage,
dis-nous! comment pouvons-nous connaître l'amour? Le sage répond
que l'amour est comme la flamme de la bougie et qu'il faut aller
dans la flamme. Un premier s'envole en direction de la bougie,
tourne autour, mais n'ose pas aller plus loin. Il revient triste
en disant que cette flamme semble si douce, si chaude, qu'elle est
si belle, mais qu'il n'a pas osé y goûter. Un autre papillon
s'envole et se brûle le bord d'une aile. Il revient à moitié
comblé. La flamme est chaude, elle brûle. C'est un mélange de
beauté et de douleur. Un autre papillon s'envole et va jusqu'au
sacrifice en plongeant dans la flamme. Il brûle, se fond dans la
lumière et l'odeur du papillon se répand tout autour. Le sage prétend
alors que ce dernier papillon a trouvé le vrai amour.
Or,
cette compréhension ne ressort pas du Coran pas plus qu'elle ne
serait biblique. La
Bible ne laisse nullement entendre qu'on devrait s'annihiler
soi-même pour se
fondre dans une lumière, fut-ce celle de Dieu. Bien au contraire,
et c'est vrai aussi dans le couple: Les deux qui font maintenant
" un seul " gardent TOUTE leur personnalité et leur
individualité. Ils s'accordent. Ils font des compromis et des
sacrifices, oui. L'un sera parfois plus effacé que l'autre, c'est
vrai. Le croyant est appelé à se consacrer tout entier au
Seigneur, mais pas à " se suicider " en
lui. Au grand JAMAIS! En ce sens, le soufisme est donc plus proche
de l'hindouisme et du bouddhisme.
Les
maîtres :
C'est
une autre notion étrangère à la Bible, que celle du maître
spirituel qui guiderait "son" disciple. Dans la conception
soufie, cette notion va plus loin que le simple rôle de mentor
qui même choquera certains chrétiens. «
Car il viendra un temps
- nous dit 2
Tim. 4:3 et 4 - où
les hommes ne supporteront plus l'enseignement sain; mais au gré
de leurs propres désirs, avec une démangeaison d'entendre, ils
se donneront maîtres sur maîtres;
ils détourneront leurs oreilles de la vérité et dévieront vers
les fables »
Avec
l'intervention intermédiaire d'un " maître de sagesse
" nous nous demandons quelle place il reste pour le
Sauveur? Ou pour une
relation personnelle avec Dieu notre Créateur, Lui qui parle
directement au coeur de Son enfant (vous?).
Conclusion
:
Nous
terminons cette présentation par un texte très terre à terre de la lettre de Jacques
:
« Mettez la
Parole en pratique; ne vous contentez pas de l'écouter, en vous
abusant vous-mêmes. En effet, si quelqu'un écoute la Parole et
ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui
regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s'être
regardé, s'en va et oublie aussitôt comment il était. Mais
celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la
liberté, et qui y demeure, non pas en écoutant pour oublier,
mais en mettant en pratique, -- en faisant l'oeuvre -- celui-là
sera heureux dans sa pratique même.
Si quelqu'un
se considère un homme religieux alors qu'il ne tient pas sa
langue en bride, mais qu'il se trompe lui-même, sa religion est
futile. La religion pure et
sans souillure devant celui qui est Dieu le Père consiste à
prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et
à se garder de toute tache du monde.
» (Jacques
1:22-27)
Ce principe biblique bouscule nos habitudes. Que je sois protestant, évangélique,
musulman ou baha'i. Mais il pose la question suivante: Si ma vie
avec mon Seigneur se limite à une pratique intellectuelle,
émotionnelle ou psychologique, en quoi suis-je le serviteur de
Dieu pour le pauvre et l'abusé, eux qui n'ont peut-être que ma
bouche pour parler et que mes mains pour se nourrir?
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