15 mai - Calomnies «Comme une massue, une épée et une flèche aiguë, ainsi est un homme qui porte un faux témoignage contre son prochain » (La Bible, Proverbe 25:18). A l'époque où Anne - qui allait devenir la mère de Samuel - était encore stérile, elle était envahie de tristesse; rien ne pouvait la réjouir. Lors d'un déplacement avec son époux Elkana à Silo, où se trouvait le sanctuaire, pour offrir à l'Eternel, elle profita de l'occasion pour épancher son coeur bien triste devant Lui dans Sa maison : « Et l'amertume dans l'âme, elle pria l'Eternel et versa des pleurs. Elle fit un voeu, en disant: Eternel des armées! Si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête» (La Bible, 1 Samuel 1:10-11). Petite parenthèse en passant : Il faut savoir qu'en ce temps, la naissance d'un garçon était toujours très attendue. Non pas que les filles comptaient pour rien, la famille se continuait d'ailleurs par la filiation mère-à-enfant, pas par le père! Mais le garçon pourrait assurer le bien être familial. Quand "le rasoir ne passait pas sur la tête" d'un enfant, et plus tard en tant qu'adulte, cela signifiait devant tous, comme un témoignage publique, que cette personne était consacrée à Dieu, ou "Naziréen". Mais revenons à cet épisode de la vie de Anne. Il y avait là quelqu'un qui observait comment cette femme très éprouvée priait et suppliait, à savoir le sacrificateur Eli: «Comme elle restait longtemps en prière devant l'Eternel, Eli observa sa bouche» (verset 12). Il vit que ses lèvres remuaient, mais il ne comprenait rien de ce qu'elle disait: «Anne parlait dans son coeur et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n'entendait point sa voix» (v.13). Représentons-nous bien la situation: voilà une personne qui disait sa profonde peine devant l'Eternel en versant bien des larmes; un homme assistait à la scène sans rien saisir de ce muet langage. Que se passa-t-il alors? Parce qu'Eli était perplexe devant cette situation, il en vint à tirer des conclusions hâtives et fausses: «Eli pensa qu'elle était ivre, et il lui dit: Jusque à quand seras-tu dans l'ivresse? Fais passer ton vin» (v.13-14). Devant cette femme priant dans son coeur avec beaucoup de larmes, cet homme - un sacrificateur - l'accuse d'être ivre! Agir ainsi, c'était pécher devant Dieu! Animée des meilleures intentions et habitées par des sentiments d'une grande pureté, Anne s'était prosternée devant l'Eternel à Silo; mais voici qu'Eli interrompit brutalement ce saint moment en déclarant qu'elle était prise de boisson! Et cela parce qu'il ne pouvait comprendre le comportement de la personne! Etes-vous victime de calomnies? Alors tournez-vous vers Dieu et demandez-Lui qu'Il vienne consoler votre coeur. Ne laissez ni l'amertume ni la colère s'emparer de vous, et n'essayez pas de faire payer ceux qui vous calomnient. Dieu dit « A moi la vengeance, à moi la rétribution » (Deutéronome 32:35). En fait, et même si une telle expérience s'avère parfois très douloureuse, Jésus nous encourage à lui obéir de cette façon: «Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent], et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent » (Matthieu 5:44). Sachant de quoi il est question, je comprends que ça ne paraît pas forcément une balade de santé. Mais une attitude comme celle du verset 44 est rattachée à une promesse : «Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux» (verset 45). D'un autre côté, lorsque vous êtes tenté de juger quelqu'un sur un premier coup d'oeil, tout comme le fit par erreur le sacrificateur Eli, souvenez-vous que vous pourriez vous tromper, et n'allez pas jusqu'à calomnier cette personne. Vous risqueriez de blesser son coeur sincère.
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