15 avril - Un musulman a le droit de croire l'Evangile «Car notre prédication ne repose ni sur l'erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude; mais, puisque Dieu nous a jugé dignes de nous confier l'Evangile, nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu qui sonde nos coeurs » (1 Thessaloniciens 2:3,4). « [Dieu] fit descendre le Pentateuque et l'Evangile pour servir de direction aux hommes. Il a fait descendre le Livre de la Distinction » (Coran 3:3, verset 2 selon les versions). « Tous ceux qui ont reçu les Ecritures ne se ressemblent pas. Il en est dont le coeur est droit; ils passent des nuits entières à réciter les signes de Dieu et l'adorent » (Coran 3:109, verset 113 dans d'autres versions). Pour aborder correctement le thème d'aujourd'hui, passons par un peu d'histoire de la chrétienté. Ce mot, chrétienté, peut nous aider à différencier deux mondes bien distincts: Celui de l'Eglise d'un côté (celles et ceux qui suivent Jésus), et d'autre part celui de l'histoire des pays dit "christianisés", dans lesquels vivent bien sûr des non-croyants et des croyants. Cette seconde définition inclut souvent l'Occident dans son ensemble, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Au Moyen-Âge, le petit peuple n'avait pas le droit de lire la Bible. Cette activité était réservée à une sorte d'élite qui pouvait comprendre: Pape, évêques, prêtres et moines. Ces derniers étant souvent chargés de la transcription des textes sacrés. Nous ne parlions pas encore de traduction puisque la Bible n'était disponible qu'en latin. En 1517, un moine allemand du nom de Martin Luther vivait tout un cheminement. Passant son temps à recopier la Bible, il fut bouleversé par la lecture de la lettre de Paul aux Romains. Réalisant alors l'immense fossé qui séparait la hiérarchie de l'église romaine de l'enseignement de la Bible, il chercha à convaincre ses supérieurs de se conformer aux textes saints (de se réformer). Il eu aussi la forte conviction que la Bible devait être traduite pour que les gens puissent la comprendre dans leur langue maternelle. L'apparition de l'imprimerie (avec Gutenberg, 1400-1468) permettait la diffusion de la Bible à une grande échelle. Il n'y a pas de hasard avec Dieu! La Réforme (cette lutte entre le retour aux textes bibliques et une église romaine qui était alors obsédée par son pouvoir temporel) divisa l'Europe. Plusieurs princes allemands acceptèrent la Réforme, parfois pour des raisons purement politiques. Mais la Parole de Dieu se diffusait. Le petit peuple y avait un plus libre accès et les gens pouvaient ainsi juger des enseignements qu'ils entendaient. Désormais, on ne croirait plus n'importe qui, n'importe comment. On ne se laisserait plus intimider sans raison par la peur de l'enfer. Un lointain passé, tout cela? Pas tant que ça! Saviez-vous que le Québec a vécu dans une profonde noirceur spirituelle jusque dans les années 1960 ? Il était alors très mal vu de posséder une Bible à la maison. Pourtant les gens étaient "chrétiens". Ils cherchaient souvent de tout leur coeur à "plaire à Dieu". Bon gré mal gré, ils allaient à la Messe chaque dimanche; ils faisaient des enfants sur ordre du curé... Mais la Parole de Dieu n'avait pas libre accès, même dans les églises. Ça me rappelle cet événement en France: Des journalistes chrétiens partirent dans la rue pour interroger les passants. La question posée était "Lisez-vous la Bible ?". Parmi les personnes interrogées, un charmant vieux monsieur répondit "Non, et je n'en veux pas, je suis catholique et ne souhaite pas changer de religion" ! C'est ainsi que les gens sont tenus dans l'ignorance. Rien dans le Coran ne dit que la Bible est fausse ou altérée. Bien au contraire, Coran 3:2 dit que Dieu envoya l'Evangile pour servir de guide aux hommes. Le bras de Dieu serait-il si court que de simples hommes aient pu en altérer le contenu? Nous ne croyons pas! Rien dans le Coran ne dit que Jésus-Christ ne serait qu'un prophète comme les autres. Au contraire, Coran 3:40 dit que Jésus est le Messie (ce qui veut dire "Libérateur" ou "Sauveur"). Dans le texte biblique, le titre de "messie" était uniquement réservé au "souverain-sacrificateur", celui qui était désigné pour entrer dans la présence de Dieu dans le lieu Très-Saint du Temple. Pourquoi pensez-vous que les sacrificateurs cherchèrent si souvent à faire mourir Jésus? Ils allaient perdre leur job, voilà pourquoi. Coran 4:174 dit aussi que Jésus est la lumière éclatante et le Verbe de Dieu. Que comptez-vous faire de cela, alors que des imams cherchent aujourd'hui à nier le rôle central de Jésus dans le plan de Dieu pour votre salut? En fait, un musulman a le droit de croire l'Evangile (la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ). C'est le Coran qui le dit, quand bien même quelqu'un prétendrait le contraire. Jésus-Christ (Christ veut dire Messie) est venu pour rendre la liberté aux prisonniers. Il est venu pour les malades, pour ceux qui souffrent. A ceux qui sont inquiets il dit "Ne t'inquiète pas mais viens et suis-moi" (Matthieu 6:34). A celui qui n'est aimé de personne, Jésus dit "Mais Dieu t'aime !" (Psaume 27:10). A celui qui voudrait tout laisser tomber, il dit encore "Persévère, je reste vers toi" (Matthieu 28:18-20). Oh, bien sûr, parmi les chrétiens vous en verrez qui ne sont pas des exemples. Le suis-je toujours moi-même? Certainement pas. Mais une chose est sûre: « Notre prédication ne repose ni sur l'erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude; mais, puisque Dieu nous a jugé dignes de nous confier l'Evangile, nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu qui sonde nos coeurs ».
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