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Après douze cent soixante ans, le dragon fut détruit, et l'enfant de la loi de Dieu, le Promis, se manifesta.
"Il parut aussi un autre signe dans le ciel : c'était un grand dragon roux qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Et la queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre."
Ces signes font allusion aux Omeyyades qui dominèrent la religion mahométane : sept têtes et sept diadèmes signifient sept régions et sept empires sur lesquels régnèrent les Omeyyades : l'Empire romain autour de Damas, l'empire de Perse, l'empire d'Arabie, l'empire d'Egypte, l'empire d'Afrique (c'est-à-dire Tunis, l'Algérie et le Maroc), l'empire d'Andalousie (aujourd'hui l'Espagne', et l'empire des Turcs de Transoxanie; sur tous ces pays régnaient les Omeyyades.
Les dix cornes signifient les noms des souverains omeyyades qui, si on ne les répète pas, furent dix rois, dix noms de commandants et de chefs.
Le premier est Abou-Sofian et le dernier Merwan : plusieurs d'entre eux portèrent le même nom; ainsi il y eut deux Mo'awièh, trois Yezid, deux Walid et deux Merwan. Si l'on compte les noms sans les répéter, il y en a dix.
Les Omeyyades dont le premier faut Abou-Sofian, émir de La Mecque et chef de la dynastie, et le dernier Merwan, détruisirent le tiers du peuple saint et sacré de la pure lignée de Muhammad, brillante comme les étoiles des cieux.
"Puis le dragon s'arrêta devant la femme qui allait accoucher, afin de dévorer son enfant quand elle l'aurait mis au monde." Cette femme c'est la loi de Dieu, ainsi que nous l'avons vu. "S'arrêta devant elle", c'est-à-dire que le dragon se tint devant la femme qui allait accoucher pour dévorer son enfant, et cet enfant, c'était la manifestation promise, le rejeton de la loi de Muhammad.
(Abdu'l-Baha, Les lecons de St-Jean d'Acre)
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