Bible ou Coran?

Sur www.maison-issa.com vous trouverez des versets tirés de la Bible comme du Coran. Des chrétiens pourraient penser que nous diluons "la Vérité" biblique, et des musulmans se convaincre qu'un piège leur est tendu. En réalité ...

Mohammed ne disait pas du Coran qu'il venait remplacer la Bible [1]. Ce que les sourates disent, c'est que le Coran devait confirmer le Livre révélé avant, c'est-à-dire la Bible. Et « voici, nous l'avons écrit dans un Coran arabe, peut-être comprendrez-vous » (43.2) En d'autres mots, auparavant les tribus idolâtres d'Arabie n'avaient pas compris ou n'avaient rien voulu savoir. Peut-être parce que la Bible venait d'une autre culture ou parce qu'elle n'était pas encore disponible en Arabe. De toute façon, l'essentiel est ailleurs.

En citant le Coran nous n'ajoutons rien à la Bible. On ne fait que répéter dans d'autres mots ce que la Bible dit depuis plus longtemps.

Ghazali, considéré par les musulmans comme un de leurs plus grands érudits, disait « Au total, 500 versets sont clairs », alors que le Coran totalise 6,616 versets! Tenant compte de ces données, il apparaît que la plus grande partie du Coran est ambiguë, soit environ 92% . Ce n'est pas un reproche. Il s'agit simplement de démontrer qu'une autre lecture est possible.

Plusieurs versets du Coran constituent l'exemple même de ces interprétations forcées du texte qui se retrouve piégé. La Sourate 2 / 223 est l'un d'eux. Lisons  « Dieu n'aime pas ceux qui agressent. Tuez-les où vous les aurez surpris. Chassez-les de là où ils vous ont chassé ». Dans ce fragment, il est clair qu'il s'agit d'une recommandation au sujet d'un conflit ponctuel et situé dans l'espace, mais pris au piège puisque l'exégèse en fait l'abrogeant d'un fragment révélé précédemment qui ordonne au croyant à ne pas contraindre les autres « en matière de religion ». Au sujet de ces passages problématiques on peut aujourd'hui parler de "feuillets persistants" et de "feuillets caducs".

Mais qui a décidé de quoi? Le Texte de référence et la tradition du Prophète posent-ils problème [2]? Faut-il se concentrer sur "le coeur du Texte" pour en rappeler sa nature fragmentaire [3]? Que faut-il penser du travail de Uthman, le contemporain de Mohammed? Nous rappelons que le Codex (le groupe de sourates) d'Ali, gendre de Mohammed, fut brûlé par Uthman; celui de Mas'ud fut détruit; plus tôt, celui d'Ubai fut brûlé par Uthman; le Codex d'Abou Bakr qui contenait également les versets 128 et 129 de la 9ème sourate fut détruit par Marwan à la mort de Hafsa.

On peut avoir confiance dans le texte de la Bible. Pas grâce aux hommes mais à cause de la puissance de Dieu et de sa fidélité à Ses promesses. Pour justifier les différences qui existent entre la Bible et le Coran, puisque les deux ne devraient pas se contredire, quelques conducteurs dans l'islam disent que la Bible a été falsifiée. Quand le Coran recommande alors la lecture de la Bible, à quelle Bible nous renvoie-t-il et qui l'aurait falsifiée et pourquoi? En réalité, « la Parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pierre 1.25). Elle ne peut pas être falsifiée, encore moins au même moment et partout à la fois [4].

Quant au croyant, qu'il soit chrétien, musulman ou petit homme vert, s'il se coupe de l'Évangile nous pensons qu'il s'ampute de ce que le Verbe de Dieu a à dire sur Dieu Lui-même. En d'autres termes, ça reviendrait à imiter l'attitude d'un homme qui dirait à sa femme qu'il veut bien la connaître, toutefois sans avoir à entendre sa voix !

Faisant écho à l'analyse de Ghazali nous re-présentons le Coran sans renier la foi mais en faisant ressortir les évidences qui concernent le Messie puisque ce site lui est consacré. Jésus n'est pas le Sauveur de quelques chèvres mais de VOUS qui lisez!  Il est le Sauveur de QUICONQUE croit en lui, puisque c'est ainsi que Dieu a apparemment voulu les choses. Ce n'est pas une question de religion mais d'une autorité intemporelle et parfaite, une autorité qui, Dieu merci, échappe totalement au contrôle des puissants de notre monde. Quelle BONNE nouvelle!

Quand on parle des lois mosaïques ou d'une partie du Coran, toute loi religieuse nous montre normalement ce qui est bien et ce qui est mal, mais elle n'est pas une fin en soi; elle prouve simplement que nous avons besoin de la Grâce, sans laquelle le salut (le contentement de Dieu et du prochain) est impossible. Nous croyons que l'Évangile de Jésus est la réponse complète à l'impasse de la condamnation par cette loi qui est pourtant réputée bonne.

Jésus notre héros! Devant le lit du mourant, croient plusieurs musulmans, le Messie Jésus apparaît au chrétien pour lui enseigner l'Islam, la soumission à Dieu. Écoutez... disons-nous bien que cette question ne nous appartient pas! Jésus peut tout autant apparaître au musulman pour lui montrer la marque des clous qui fut le prix de la grâce!

Le fils de l'homme, comme Jésus se nommait lui-même, est le Verbe de Dieu entouré de chair. Il fut rejeté par la plus grande partie de l'humanité. Parole qui s'était fait entendre un jour dans l'univers par ce cinglant « Que la lumière soit ! »  - et la lumière fut. La vraie soumission à Dieu, nous explique la Bible, c'est d'avoir confiance que tout cela est vrai : Dieu a déployé son Verbe en notre compagnie (Emmanuel = Dieu avec nous), Son Logos (Qawl), Son Mot (Kalimatin) . Jésus est celui qui prononça la délivrance des captifs il y a 2000 ans, attesta du pardon à la femme adultère et le recouvrement de la vue pour celui qui était aveugle. Verbe qui dit « Lève-toi et marche! »  ou encore « Suis-moi ». La Parole de Dieu ne change pas.

De nombreux croyants ne prennent pas le temps de ruminer ces choses; ils ne prennent pas assez au sérieux cette question du Messie. Les juifs, quant à eux, rejettent encore Jésus mais pas pour toujours. Celui qui n'a pas le Fils, nous dit la Bible, n'a pas non plus Dieu dans sa vie et il se trompe lui-même.

Deux réalités (Jean 3.6-7). Voici, on peut lire et appliquer les Textes comme un esclave, image d'Agar, de qui Abraham eut son fils premier-né. C'est une représentation de la Jérusalem terrestre, nous explique Galates 4.25.

Alors cherchez Dieu en fixant votre regard sur la Jérusalem céleste! Seule la nouvelle naissance le permet. Jésus est le Cep. Un croyant qui se coupe du Cep se dirige invariablement vers la Jérusalem terrestre, vers l'état d'esclave et non de fils ou de fille. Ceci dit sans aucune présomption: le fils est souvent moins obéissant que l'esclave!

Celui ou celle qui marche les yeux fixés sur la Jérusalem terrestre sera agacé par des Textes qui lui paraissent hors de sa portée (ils le sont) tandis que celui qui se laisse adopter par Dieu constate un changement dans son regard pour la Bible.

Nouvelle naissance. Le ton est donné par Jésus: celui à qui il a été beaucoup pardonné aime beaucoup (voir Luc 7.47), il ou elle porte son regard vers le Ciel tout en gardant les pieds sur terre. Cette foi qui se met en marche ne se limite pas à de belles théories mais va obligatoirement se prolonger dans l'inflexibilité face aux injustices flagrantes, dans l'accueil du plus faible, la compassion pour celui ou celle en perte de dignité, la défense de la veuve et des orphelins, l'action pacifique mais ferme pour de meilleurs salaires en faveur des moins nantis et plus encore puisque c'est dans l'amour du prochain que se manifeste aussi l'amour pour Dieu et Sa Justice.

 
Autres lectures d'intérêt sur le même sujet ou liens connexes :

[0] Un débat au sujet de l'inspiration du Coran http://chretienbiblique.xooit.com/t57-La-vraie-origine-du-coran.htm...
[1] Du nouveau sur les origines de l'Islam, entretien Edouard-Marie Galez http://blogdei.com/
[2] Un nouvel Islam http://www.nouvel-islam.org/
[3] Le Coran, autre lecture, autre traduction. Disponible sur http://www.amazon.fr/...
[4] Témoignage rendu à la Bible par le Coran http://www.jesus-islam.com/islam/coranbible/coranbible2-1.htm