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Dieu dit dans la Bible « Peut-être diras-tu dans ton coeur: Comment connaîtrons-nous la parole que l'Éternel n'aura point dite? Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura point dite. C'est par audace que le prophète l'aura dite: n'aie pas peur de lui » (Deutéronome 18:21 et 22). Les quelques versets prophétiques plus bas sont tirés du Kitáb-i-Aqdas, livre baha'i. Pour trouver une information résumée sur le baha'isme, vous pouvez vous référer à la présentation faite par le pasteur Gérard Dagon en cliquant ici. Par cette présentation sur Berlin, nous voulons amorcer une réflexion : Sur quelle base faites-vous accueil à la prophétie? « Quand ce que dira le prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas, ce sera une parole que l'Éternel n'aura point dite » (Deutéronome 18). Deuxièmement, sur quelle base rejetterez-vous le message? Si je vous annonce que l'Amérique s'effondrera si ses dirigeants se détournent de Dieu, que la liberté disparaîtra si la vraie justice est mise de côté, il y a tout lieu de croire que cela se produira car nous faisons face à des lois naturelles et spirituelles. Et maintenant, si je vous présente un faux évangile, une autre bonne nouvelle et d'autres lois, me croirez-vous à cause de la prophétie? Lorsque la prophétie est dite, notre premier souci devrait être de vérifier l'enseignement qui accompagne le message, et adopter l'attitude d'un coeur courbé devant Dieu, cherchant la simplicité d'une relation vivante avec Lui. Car, avant l'aspect sensationnel, la prophétie est un appel à retourner aux pieds de notre Père, et à se comporter dans l'humilité avec tous les êtres humains, premièrement devant les humbles, les enfants et les croyants, deuxièmement devant les autres en signe du témoignage de notre foi. Dire qu’une personne parle au nom de Dieu ne sert à rien, car tout le monde peut le prétendre ou l’imaginer. Cela ne suffit donc pas. Le critère est plutôt de vérifier les conséquences de cette proclamation, les fruits de cette parole, la transformation bénéfique des croyants dans la pratiques des préceptes de vie donnés par le prophète, et les progrès de l’ensemble de la société au contact de la communauté de croyants. Voici maintenant les textes du kitáb-i-aqdas cités plus haut, dont la date de rédaction est ~ 1873 : 86. Dis: Ô roi de Berlin ! Prête l'oreille à la voix qui, de ce temple évident, proclame: « En vérité, il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Éternel, l'Incomparable, l'Ancien des jours. » Prends garde que l'orgueil te prive de reconnaître l'Aube de la divine révélation et que les désirs terrestres te séparent, comme par un voile, du Seigneur du trône du ciel et de la terre. Ainsi te conseille la Plume du Très-Haut. Il est, en vérité, le Très-Indulgent, le Très-Généreux. Te souviens-tu de celui dont la puissance dépassait ta puissance et dont le rang surpassait ton rang? Où est-il? Que sont devenus ses biens? Tiens compte de cet avertissement et ne sois pas de ceux qui sont profondément endormis. C'est lui [ Napoléon III, ndlr ] qui rejeta la Tablette de Dieu lorsque Nous lui fîmes savoir ce que les armées de la tyrannie Nous avait fait subir. Alors la disgrâce le frappa de toutes parts et il s'écroula dans la poussière, ayant tout perdu. Ô roi, songe à lui et à ceux qui, comme toi, ont conquis des villes et régné sur les hommes. De leurs palais, le Très-Miséricordieux les fit descendre dans leur tombe. Sois averti, sois de ceux qui réfléchissent. 90. Ô rives du Rhin ! Nous vous avons vues couvertes de sang, car les épées du châtiment furent tirées contre vous. Et cela se produira encore. Et nous entendons les lamentations de Berlin, bien qu'en ce jour sa gloire soit évidente. Le verset 86 rapporte les guerres franco-germaniques dont Napoléon III sorti perdant (Alsace et Lorraine / Défaite contre la Prusse en 1870). À l'époque de rédaction de l'Aqdas, l'Allemagne semblait invincible suite à ses campagnes militaires, mais le verset 90 comporte l'avertissement d'une guerre à venir. Les lamentations de Berlin ne sont pas sans rappeler la grande crise de 1929, conséquence de l'humiliante défaite allemande et du traité de Versailles (fin de la 1ère Guerre Mondiale en 1918 / 19). 88. Ô vous dirigeants et présidents des républiques d'Amérique ! Écoutez ce que chante la colombe sur la branche d'éternité: « Il n'y a pas d'autre Dieu que moi, l'Immuable, le Clément, le Très-Généreux. » [...] Des mains de la justice pansez les êtres brisés, et du sceptre des commandements de votre Seigneur, l'Ordonnateur, le Très-Sage, écrasez l'oppresseur qui prospère. Il eut été trop long de reproduire ici tout le passage. Notons simplement que c'est un trait du mandat de l'Amérique. Tout au long de son histoire, soit sur son propre territoire, soit à l'extérieur, elle eut à détruire, ou elle accorda son soutient, à des oppresseurs qui prospéraient. Une partie de la question reste ouverte. Quelle attitude adopter avec la prophétie? L'apôtre Paul exhorta les Galates (1:8) « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème!». Ce critère donc s'ajoute certainement à Deutéronome 18. Non seulement l'exactitude prophétique (Qu'en faisons-nous?) mais aussi la fermeté de soumission à la Bible car celle-ci est un roc pour notre foi. Si Paul
ou un ange était retourné dans les églises de Galatie pour annoncer
un autre évangile (c'est-à-dire un message qui ne soit pas porté par
le même Esprit) les croyants avaient pour ordre de ne pas
l'écouter. C'est cela que le croyant doit aussi prendre en compte. |