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Introduction :
Spiritualité née en Perse au XIXè siècle dans
l'Iran chiite au temps du puissant Empire
britannique, la foi baha'ie émerge à une époque où de
nombreuses personnes disent que le Messie doit revenir. Pour
diriger leurs
calculs, plusieurs s'inspirent de la prophétie de Daniel.
Tentatives.
Dans ces mêmes années naissent des groupes
humanistes. Animés d'intentions sincères, ils insistent sur le respect d'autrui et
promeuvent la
liberté individuelle.
Le siècle
voit aussi clore des groupes universalistes. Ces mouvement
s'opposent aux dogmes mais proposent vite des professions
dogmatiques: Un universaliste ne
croit pas ceci ou cela, entendons-nous.
À cette époque les communautés chrétiennes
laissent un vide, au profit d'un nouvel
"évangile" non-biblique: celui de
l'humanisme sans Dieu.
Quelque décennies plus tard,
d'influents personnages du monde politique et de la finance, à Londres
comme à New-York, voient le monde idéal comme étant dirigé
par un gouvernement unique pour une communauté mondiale unique.
Leurs héritiers font toujours partie des plus grandes fortunes
mondiales contemporaines.
1844 arrive mais rien ne se produit.
Rien, à part un
homme chahuté de gauche et de droite, d'Orient vers l'Occident, de
la Perse (Iran) jusqu'à la prison d'Akka en Israël où il
terminera sa course. On l'appelle Baha'u'llah. Son message: la
liberté. Ne pas endommager l'âme ni la conscience, c'est une
abomination dit-il. Croire dans les Textes révélés.
S'approcher de Jésus vivifie et nous ressuscite écrira-t-il.
Beaucoup le voient à tort ou à raison comme un usurpateur, un
fou, ou un hérétique.
En bref :
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Le
mot Baha'ie vient du titre "Baha'u'llah" qu'on traduit "Gloire
de Dieu". Il s'agit d'un mot en persan dont on trouve un
équivalent dans la Bible (terme "doxa
Dei"
dans la Septante). Le titre "Baha'u'llah" est pour le fondateur de la foi baha'ie
qui est, selon les bahais, la
Manifestation de Dieu pour notre temps.
Elle ajoute donc
un prophète après Mohammed et une dispensation après (ou avec)
celle de Jésus.
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La foi bahá'íe dit s'inscrire dans
la continuité des révélations divines précédentes. Elle prône la paix et l'amélioration du monde par des
principes tels que l'unité du genre humain, le principe d'unité des
grandes religions et une répartition équitable des richesses
planétaires. L'aumône aux mendiants y est interdite.
"Être un
baha'i signifie simplement aimer les gens, aimer l'humanité et
essayer de la servir; travailler à la paix et la fraternité
universelles" (Abdu'l-Baha). La foi baha'ie n'est pas une
communauté chrétienne ni musulmane (Une documentation additionnelle
est disponible ici).
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Quelques baha'is à travers le monde ne sont
pas "enregistrés" s'objectant à la mutation de la
foi en une organisation à partir des années 1930. "Le mouvement baha'i n'est pas
une organisation. Vous ne pouvez pas organiser le mouvement baha'i"
(Abdu'l-Baha).
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Un principe auquel les adhérents doivent souscrire
consiste à "reconnaître la relativité de la vérité religieuse".
La vérité religieuse exposée par l'organisation ne doit
toutefois pas être
relativisée!
Une baha'ie irlandaise a écrit "Cet
amour que j'avais pour Jésus, je l'ai transféré sur Baha'u'llah"
(sic). Les responsables n'ont pas rectifié bien que Baha'u'llah lui-même
aie dit que celui "qui croit en Jésus-Christ est vivifié et
ressuscité ... parvient au zénith de la vie éternelle, fait l'expérience de renaître à nouveau et s'élève vers l'apogée du
bonheur" (Baha'u'llah, Révélation Baha'ie, éd. 1955 p. 235-236).
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"Des lois spéciales doivent être établies concernant ces conditions extrêmes de richesse et de pauvreté.
Les membres du gouvernement devraient réfléchir aux lois de Dieu quand ils forment des plans pour gouverner les peuples.
L'ensemble des droits de l'humanité doit être maintenu et préservé.
Les gouvernements devraient se conformer à la loi divine qui témoigne une égale justice à tous. Tel est le seul moyen permettant de supprimer le regrettable superflu que procure une immense fortune, ainsi que la pauvreté déplorable qui démoralise et dégrade l'homme. Tant que ceci ne sera pas accompli, nous n'aurons pas obéi à la loi de Dieu"
(Extrait des discours de Abdu'l-Baha à Paris).
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Selon les baha'is de Haifa, un gouvernement mondial
et une force de police internationale capable d'arrêter
toute agression doivent être établis.
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Il y a des gens qui, c'est leur droit, ne croient pas en la résurrection corporelle
de Jésus ni à son ascension littérale. Baha'u'llah étant resté dans le
tombeau, plusieurs on voulu changer, dans leur
interprétation, le sens du mot "résurrection"
afin de l'appliquer à Baha'u'llah. Ils dépassent ce que le Nouveau
Testament permet. Le Texte utilise deux
termes grecs distincts, différents, pour le mot
"résurrection" : l'un
s'applique
à la renaissance spirituelle (c'est le cas dans Ephésiens
2:6, Colossiens 2:12, et 3:1), l'autre concerne le mouvement de l'être dans son
entier: Esprit, chair et
os (c'est par exemple le cas dans Luc
24:6
et Apocalypse
20). Les disciples l'ont dit: Jésus est vraiment ressuscité!
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On peut se surprendre de la cordialité
qui existe entre certains baha'is de haut rang avec des
groupes eugénistes
et mondialistes dont les plans sont tout-à-fait discutables,
déjà d'un point de vue humaniste.
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La parole de Jésus « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi
» (Jean 14.6) y trouve des explications qui peuvent
surprendre.
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Préjugés contre les religions. Ici, des
baha'is de Haifa miment les juifs, chrétiens, musulmans,
bouddhistes avec les oreilles bouchées. Bien que la
critique soit certainement pertinente, le fait de se
butter est humain, il touche tous les domaines de la
vie y compris chez les non-croyants.

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Fait remarquable, notons que les écrits
de Baha'u'llah et de Abdu'l Baha osent parler sévèrement au
père qui néglige son enfant, ils osent parler au mari qui
maltraite sa femme, ils osent parler aux puissants qui
profitent de la misère humaine, tout comme osaient le faire
Jean le Baptiste ou Martin Luther King qui payèrent de leur
vie ce droit à la critique des mieux nantis. Combien
aurions-nous souhaité un même courage chez les auteurs de
fatwas ou de bulles papales qui, trop souvent, se sont
contenté d'épiloguer sur l'interdiction du vélo pour la
femme ou de disséquer sur le célibat des prêtres.
Selon
le précis d'histoire des religions :
Le
bahaïsme a
été précédé par l'apparition d'un certain Mizra-Ali-Mohammed
(1819-1850) qui se prétendait le précurseur du mahdi*.
Il s'intitulait le Bab, ce qui veut dire la porte. A la
suite de tumultes provoqués par ses partisans, il fut incarcéré
puis exécuté.
Sur
sa lancée, Baha'u'llah (1817-1892) émit des prétentions encore
plus audacieuses. Chassé d'Iran, il se réfugie à Bagdad, puis
à Constantinople, mais les autorités turques, inquiètes,
l'enfermèrent à Saint-Jean-d'Acre (Haïfa) jusqu'à sa mort. Son
fils, puis son petit-fils, lui ont succédé à la tête du
mouvement.
Baha'u'llah
(titre qui signifie la gloire de Dieu) a rédigé divers
ouvrages : Les Paroles cachées, le Livre de la
Certitude (Kitab i Iqan), des Lettres adressées aux
principaux souverains de son temps (Une pratique courante dans
l'Islam, appelée Lettres missionnaires, ndlr). Ces écrits sont considérés
comme inspirés. D'après le bahaïsme, Dieu s'est reflété sur
plusieurs personnages à travers l'histoire, Adam, Moïse,
Krishna, Zarathoustra, le Bouddha, Jésus, Mohammed, chacun d'eux
inaugurant une nouvelle période de la révélation, toujours
temporaire. Le bahaïsme est le message de Dieu pour notre temps.
On est sauvé par la pratique de l'amour et de la justice, sans
aucune notion d'expiation. Le bahaïsme est répandu dans plus de
200 pays, et sa littérature traduite en plus de 500 langues. Il
émet la prétention d'être une religion universelle.
(extrait
du Précis de l'histoire des religions, J-M. Nicole, Éditions de
l'Institut biblique de Nogent-sur-Marne, ISBN 2-903100-22-5)
« Que
personne ne vous trompe d'aucune manière » (2 Thess. 2:3)
En d'autres termes, il est essentiel que chacun fasse sa
propre recherche sur la base des Écritures, pour savoir si ce
qu'on lui dit est vrai ou faux. Ce critère (d'éprouver) est une
nécessité exprimée dans la Bible et recommandée par Baha'u'llah
lui-même quant à ses propres paroles.
Ceux qui souhaitent en apprendre d'avantage sur
la vie de Baha'u'llah peuvent visionner le film Le
secret de notre siècle (140Mo, durée: 38 minutes).
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